En 2019, on estimait que 22% *des travailleurs belges avaient régulièrement recours au télétravail. Mais c’était sans compter sur l’irruption de la pandémie de Covid-19 au printemps 2020 qui a poussé la plupart des entreprises à repenser leur organisation en urgence afin d'assurer la continuité de leurs activités. Ce sont alors plus des millions de salariés en Europe et dans le monde entier qui ont pris part à l'expérimentation massive du travail en remote, laissant entrevoir une rupture durable dans les modes d’organisation.

Plus de 2 ans après ce déploiement massif et soudain du home-office, à quelles transformations durables doit-on s'attendre pour les années à venir : le bureau a-t-il encore un avenir ? Et si oui, quels sont les nouveaux modèles qui séduisent les collaborateurs ?

Pour comprendre les nouvelles attentes des travailleurs, BNP Paribas Real Estate s’est associé à l’IFOP pour interroger 3 500 employés du secteur tertiaire travaillant dans sept pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni) pour recenser et comparer leurs aspirations.

* Selon une étude ménée par l’institut Vias et le SPF Mobilité

BNPPRE / IFOP - Survey
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Le bureau comme catalyseur social de l’entreprise

Les résultats de l’étude BNP Paribas Real Estate démontre que le bureau s'affirme comme le socle incontournable du lien social et du sentiment d’appartenance des salariés. C’est notamment le cas pour 56% des salariés en Belgique pour lesquels le bureau représente un véritable lieu de vie et de rencontre. Plus précisément, ce sont d’ailleurs principalement les salariés du secteur public qui apprécient le côté convivial du bureau (60% des interviewés) au contraire de la France où ce sont plutôt les salariés du secteur privé (54%). La perception du bureau comme un espace de convivialité est une tendance assez marquée chez les travailleurs belges de 30-49 ans (60% ), alors qu’en France ou en Allemagne, ce sont plutôt les moins de 30 ans qui plébiscitent davantage d’interactions sociales.

S’il se transforme à la faveur de l'hybridation des lieux de travail, le bureau reste donc pour les salariés belges un point de ralliement essentiel. Il s’affirme d’ailleurs de plus en plus, et partout en Europe, comme un lieu de brassage des communautés, une espace de travail collectif, de créativité et d’émulation.

Quels critères indispensables pour rendre le bureau plus désirable ?

Véritable vecteur de performance et d’attractivité, le siège social n’a plus tout à fait le même usage qu’avant la crise sanitaire.  Désormais, les collaborateurs doivent avoir envie de s’y rendre pour expérimenter le sens du collectif, profiter de prestations dont ils ne disposent pas ailleurs voire d’un environnement plus adapté ou plus inspirant que le cadre domestique du home-office. Selon l’enquête BNP PRE, en Belgique, le critère déterminant pour les salariés reste l’accessibilité en transport en commun (cité par 48% des interviewés). Viennent ensuite les espaces de travail individuels (pour 43% des salariés), les espaces de travail de groupe et une plus grande connectivité (pour 42% des interviewés).

On observe par ailleurs un engouement marqué pour le flex-office par les salariés des Pays-Bas (45%) ou de la Belgique (34%), au contraire de la France et de l’Espagne qui plébiscitent finalement assez peu ce type d’organisation (20%).

Concernant l’offre servicielle proposée aux utilisateurs des immeubles de bureaux (par exemple conciergerie d’entreprise, crèche, cafétéria, salle de sport, lieux de convivialité…), ce sont en majorité les salariés du secteur tertiaire qui sont les plus en demande. En Belgique, 47% des collaborateurs considèrent les services aux salariés comme un critère indispensable au bureau de demain. On se rapproche des scores de la France ou de l’Allemagne qui expriment des besoins de services pour 50% des personnes interrogées contre seulement 34% pour les Pays-Bas.

 

L’hybridation du travail impacte l’habitat et dessine de nouvelles configurations

Durant les épisodes de confinement, certains télétravailleurs européens ont pu subir le manque de flexibilité de leurs logements : une cuisine qui fait office de bureau et de salle de classe, des pièces mal insonorisées, une connexion wifi instable, pas assez de lumière naturelle etc.

D’après l’enquête BNP Paribas Real Estate la configuration optimale pour travailler chez soi reste une pièce aménagée dédiée pour 49% des salariés belges. Cette option est plébiscitée à 59% en Allemagne et 58% aux Pays-Bas. C’est par conséquent le critère le plus important à l’échelle paneuropéenne avec une moyenne 51% des répondants.

Parallèlement, l’idée d’un espace modulable (avec des meubles qui permettent un aménagement flexible, utilisable en fonction des besoins des occupants) semble faire son chemin chez 29% des salariés belges interrogés.

La possibilité de travailler au sein d’un espace de coworking séduit 22% des salariés belges, majoritairement des jeunes actifs de moins de 30 ans comme c’est le cas également au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas.

A la lumière de cette étude, il apparait donc que la crise sanitaire que nous venons de traverser n’aura pas eu raison du bureau comme certains le prédisaient. En Belgique comme partout ailleurs en Europe, nous entrons dans une nouvelle ère qui invente une autre façon d’occuper les espaces, qu’il s’agisse du siège social, du logement ou des tiers-lieux.